Le scanner, en Français scanneur, ou encore numériseur est un périphérique d'informatique
professionnelle ou domestique.
Le scanner permet de transformer une image (dessin sur papier,
imprimé, photographie, diapositive, etc.) ou un objet réel en une image « électronique », c'est-à-dire stockée
dans la mémoire d'un ordinateur ou sur un support informatique (disque dur, disquette, CD-ROM, mémoire flash
...). L'objet ou l'image est soumis au balayage d'un rayon lumineux.
Un capteur transforme la lumière réfléchie ou directe (diapos, négatifs, etc.) en un signal électrique qui est transféré à un ordinateur, pour y être ensuite sauvegardé, traité ou analysé. L'appareil prend souvent la forme d'une tablette sur laquelle le document doit être posé, mais il existe aussi des numériseurs à main et des stylos numériseurs.
En général, les numériseurs sont contrôlés par l'ordinateur via l'interface de programmation TWAIN sous Windows ou SANE sous Linux.
Avec les scanners « à défilement », le document est entraîné, comme pour un fax, c'est lui qui se déplace et non les capteurs ou un miroir. Ce procédé est principalement utilisé dans le monde bureautique car il ne s'applique qu'aux documents sur feuille volante de grammage et de format standard.
L'opérateur fait défiler l'outil contre le document à scanner. Au début des années 1990, les scanners à main ont été les premiers scanners « grand public », du fait notamment de leur faible prix. Ils sont aujourd'hui beaucoup moins fréquemment utilisés, eu égard à l'habileté que réclame leur manipulation et aux erreurs dont leur mode opératoire est la source. Ils restent intéressants dans des domaines tels que l'analyse de l'écriture, notamment pour le chinois et le japonais.
Dans un scanner à diapositive, la lumière est directe, elle traverse le document transparent, ce qui permet d'obtenir une qualité chromatique et une résolution très importantes. Certains scanners à plat sont aussi équipés d'un boîtier lumineux, dit « dos diapo » qui leur permet donc de scanner en lumière réfléchie les documents opaques et en lumière directe les documents transparents. Bien que ces scanners soient rarement d'excellents scanners diapo, ils peuvent constituer un compromis intéressant.
Les scanners à tambour offrent une résolution et une qualité colorimétrique sans égal, mais ils ne sont pas adaptés à tous les types de documents, ils doivent pouvoir s'enrouler autour du cylindre et ne pas dépasser 1 mm d'épaisseur. Ils coûtent terriblement cher, environ 45 000 euros HT pour du haut de gamme de marque Crosfield/Fuji. Ils sont utilisés dans le domaine de l'imprimerie.
Les progrès de la photographie numérique permettent la création de « bans de repro » numériques. Il existe aussi des scanners dits « verticaux », qui peuvent être qualifiés de « bans de repro ». Utile pour les objets ayant un certain relief, pour les objets fragiles, etc ..
L'entreprise suisse 4DigitalBooks
vend un numériseur capable de traiter sans intervention humaine 1 500 pages à l'heure avec
son bras perforé d'une multitude de petits trous. C'est par aspiration qu'il saisit délicatement les pages.
Ce schéma décrit le fonctionnement typique d'un scanner « à plat ».
Le document est posé contre une vitre.
Sous cette vitre, un miroir et une source de lumière effectuent ensemble un passage. La source
lumineuse éclaire le document au travers de la vitre.
La lumière réfléchie par le document est renvoyée par le miroir mobile à un système optique qui le transmet à une batterie de capteurs de type CCD (Charged Couple Device). L'ordinateur se charge ensuite de recomposer l'image obtenue.
Puisque la lumière traverse deux fois la vitre, les images souffrent d'une légère diffusion de la lumière et d'une relative perte de luminosité. Il existe cependant d'excellents scanners à plat depuis la fin des années 1990.
Lire : La colorimétrie