La colorimétrie est la science de la mesure des couleurs. On nomme couleur la
perception par l'oeil d'une ou plusieurs fréquences d'ondes lumineuses, avec une (ou des) amplitude(s)s donné(s)e.
Il importe de ne jamais confondre couleur, notion perceptive, et longueur d'onde, notion physique.
Ainsi, l'oeil humain est le plus
souvent incapable de distinguer un jaune monochromatique (une seule longueur d'onde) d'une composition
correspondante de vert et de rouge. Cette illusion permet d'afficher du jaune sur nos écrans d'ordinateur, et,
plus généralement, la synthèse trichrome. L'arc-en-ciel ne comporte qu'un faible sous-ensemble des couleurs
visibles. Le marron, par exemple, n'y figure pas : il s'agit d'un panachage que ne peut restituer à l'oeil
aucune longueur d'onde monochromatique. Il existe différentes façons de mesurer les couleurs en fonction du
médium utilisé.
Chaque type de médium à une étendue de couleur limitée, qu'il est possible de définir, liée aux contraintes physiques de ses matériaux, on appelle cela son gamut.
Le gamut sera diffèrent en peinture qui utilise des pigments naturels de façon relativement illimité, et selon les couleurs utilisées, le type et la quantité de matière, ainsi que les vernis peut utiliser la source de lumière pour ajouter des effets colorés, en imprimerie quadrichromique qui est basé sur 3 couleurs et un noir, et ne peut jouer sur la lumière, ou en vidéo, qui est basé sur uniquement 3 couleurs, mais projette la lumière.
En imprimerie, les couleurs sont généralement composées d'un mélange de minuscules points des trois couleurs fondamentales et du noir : CMJN (cyan, magenta, jaune, noir). Cet espace colorimétrique est appelé quadrichromie. Sur certaines imprimantes personnelles haut de gamme, on trouve maintenant des systèmes à 6 couleurs, des couleurs désaturées étant ajoutée pour etendre la gamme. Sur certaines imprimantes industrielles, il est également possible de jouer sur le verni, pour refleter plus ou moins la lumière.
Sur d'autres imprimantes industrielles Il est également possible de faire des aplats de couleur brutes ou d'un mélange de plusieurs couleurs, lorsqu'il n'y a que très peu de couleurs différentes pour une impression (généralement moins de 5). Dans ce cas, des systèmes comme Pantone (Les teintes Pantone sont des couleurs normalisées et référencées dans un échantillonnage appelé nuancier ou pantonier) serviront à l'étalonnage des couleurs.
Une impression de quelques couleurs de référence, sur le bord de la feuille imprimée, servira au contrôle de la qualité du tirage. Ces systèmes permettent également de poser des couleurs, ayant des propriétés d'utilisation de la lumière différentes, de celle de la quadrichromie, comme des couleurs fluorescentes, ou avec des propriétés de reflexion.
En informatique, où sont de plus en plus centralisés les systèmes de gestion de couleur, il
existe des systèmes permettant d'avoir des références qui serviront pour les différents appareils de saisie
(appareil photo, scanner, vidéo, etc.) et de restitution (écran, projecteur, imprimante, presse...).
L'ICC
(International Color Consortium), est un organisme international, chargé de constituer des standards en la
matière. Il a crée le format ICC profile (Un profil ICC est un fichier numérique décrivant la manière dont un
périphérique rend compte des couleurs.), pour tenter de résoudre le problème.
En peinture, les couleurs sont faites à partir de matériaux naturels (roches, végétaux, animaux), ou artificiels (composés chimiques), ces différents produits permettent d'avoir une gamme très étendue, et l'épaisseur du médium, sa transparence, ou ses propriétes chimiques, sont d'autant plus de possibilités qui s'offrent au peintre.
Malheureusement pour le peintre, les systèmes modernes colorimétriques ne sont d'un grand intérêt que dans le choix de peintures artificielles, et les résultats de ces outils risqueront de changer à l'application du fixatif ou vernis. Des systèmes colorimètriques basés sur les matériaux utilisés, et les noms des couleurs dans la ou les langues du peintre, sont plus fréquents, ce sont certainement les systèmes colorimétriques les plus anciens, et ils dépendent réellement de la culture, de la maîtrise, du désir et de la forme du peintre.
Le docteur Max Lusher, un professeur allemand de psychologie a inventé un test des couleurs qui s'appuie sur la perception des couleurs. En psychologie des couleurs, le test des couleurs permet de donner un aperçu de l'état émotionnel d'une personne à partir d'une analyse des couleurs qu'elle choisit selon sa préférence, ou au contraire sa non-préférence, dans un certain ordre. Ce test a été utilisé pendant plus de 20 ans avec un grand succès.
Testcouleur
curvilisme
A Standard Default Color Space for the Internet
